mercredi 20 juin 2018

Archives quotidiennes: 4 décembre 2017

Inflation galopante

L’aspect économique et social de la vie à Madagascar continue à se dégrader. A peine ce mois de décembre entamé que le prix du carburant a une nouvelle fois augmenté. Une hausse qui vient alourdir les dépenses quotidiennes déjà pesantes des Malgaches, dont la majorité vit encore en dessous du seuil de la pauvreté. Par ailleurs, l’Ariary est constamment dévaluée face aux devises de référence comme le dollar ou l’euro. Au cours de ces six derniers mois, la situation socio-économique à Madagascar s’est considérablement dégradée. L’inflation n’a cessé de s’accentuer. La hausse du prix du riz, du carburant, des légumes et des produits de première nécessité ainsi que la mise en circulation du nouveau billet de 20 000 Ariary illustrent cette triste réalité. Cette situation suscite de nombreuses questions de l’opinion publique vu que le gouvernement, à de nombreuses reprises et par différents moyens, s’est engagé dans une démarche ayant pour but de maitriser cette inflation. Des mesures ont été prises pour maîtriser cette inflation selon les propos du Premier ministre. A cet effet, la quantité de riz importé a été revue à la hausse, la Banque centrale de Madagascar a également décider d’augmenter le taux directeur à 9.5%. Mais force est de constater que l’Etat a perdu le contrôle et qu’au lieu de songer à trouver des solutions efficaces et pérennes pour favoriser le redressement économique du pays, les dirigeants ont préféré opter pour des dispositions ponctuelles. Face à une telle situation, de nombreux acteurs sociopolitiques, à l’exemple des enseignants-chercheurs et les étudiants de l’université d’Ankatso n’ont pas manqué de tirer la sonnette d’alarme pour tenter de faire réagir le pouvoir en place. Toutefois, les solutions apportées par le gouvernement n’ont abouti à ce jour à aucun résultat concret. L’inflation continue de miner la société malgache. Malgré cela, il semble que le pouvoir en place ne privilégie pas les intérêts de la nation. Il enchaîne ainsi les participations à des rencontres internationales, les collaborations avec des investisseurs étrangers et les adoptions de lois qui n’ont aucune incidence directe sur le quotidien de la population. Actuellement, tous attendent l’arrivée de l’avant projet de loi sur le code électoral au palais de Tsimbazaza. Un texte qui ouvrira peut-être une porte sur un espoir de changement et de progrès, à travers une élection présidentielle en 2018.
politique

POLITIQUE

La quatrième session extraordinaire du parlement a été clôturée hier au niveau des deux chambres du parlement. Cette session a débuté le 05 avril dernier. Les parlementaires ont été peu nombreux à assister à cette cérémonie de clôture. La population reste dans l’attente de la décision de la Haute Cour Constitutionnelle concernant les projets de loi relative aux élections.
politique

POLITIQUE

L’examen du projet de loi relative à l’élection de député a débuté hier au palais de Tsimbazaza. Un texte dont certains articles sont sujets à polémique notamment la partie portant sur les conditions requises pour pouvoir se présenter en tant que candidat à la chambre basse. En effet, l’article 18 disposant de la condition requise pour pouvoir se porter candidat à l’élection de député attire particulièrement l’attention. Selon ce texte, toute candidature à l’élection de Député à l’Assemblée Nationale, et celle de son suppléant, doivent être investies par un parti politique légalement constitué ou une coalition de partis politiques légalement constituée, ou parrainées par une liste de dix (10) élus membres des conseils communaux, municipaux, maires, issus de la circonscription électorale concernée. Des termes qui d’une part favorisent le candidat du régime et d’autre part réduiront le nombre de candidats indépendants. Cette disposition bafoue les droits fondamentaux des citoyens d’après les observateurs. Ce système de parrainage encourage également la corruption des grands électeurs, soumis à une forte tentation de recevoir des contreparties financières pour soutenir un candidat.
politique

POLITIQUE

Rivo Rakotovao, ministre auprès de la Présidence chargé de l’agriculture et de l’élevage a été nommé sénateur de Madagascar par le Président de la République. Il remplace à ce poste, le sénateur Ahmad qui a été élu à la tête de la CAF ou confédération africaine de football. Harison Edmond Randriarimanana, président du Conseil d’administration de l’Economic Developement Board of Madagascar remplace Rivo Rakotovao à la tête du ministère auprès de la présidence chargé de l’élevage et de l’agriculture. Après avoir été ministre auprès de la présidence chargé de l’aménagement du territoire et des projets présidentiels, et ministre auprès de la présidence chargé de l’agriculture et de l’élevage, Rivo Rakotovao, président du HVM, devient donc sénateur de Madagascar. Quel est le but de ce toilettage politique avant l’organisation de l’élection présidentielle l’année prochaine? Il est à rappeler que le président du Sénat assume les fonctions de chef de l’Etat au cas où le Président de la République se porte candidat à la l’élection présidentielle. Un élément de plus ne serait pas de trop pour verrouiller la chambre haute.
economie

FINANCE

Le secrétaire général du ministère des finances et du budget Alexandre Randrianasolo, le directeur général du Trésor public Feno Jean Pierre et le directeur général de l’audit interne ont été limogés. Suite à la décision prise en conseil des ministres de mercredi, Rajaobelina Falihery a été nommé secrétaire général, Andriamanga Herivelo a été nommé directeur général du Trésor public. Le successeur du directeur général de l’audit interne n’a pas encore été nommé. La nouvelle ministre des finances et du budget Vonintsalama Andriambololona arrive donc avec son équipe.