mardi 27 octobre 2020

Politique

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Editorial : 23-09-2015

Discipline, où es-tu ?

L’Ethiopie a inauguré ce dimanche à Addis Abeba, le premier tramway moderne d’Afrique sub-saharienne. L’infrastructure qui a coûté 475 millions de dollars, a été réalisée grâce à un financement assuré à hauteur de 85% par la banque chinoise, Exim. Selon le ministre éthiopien des Transports, Workneh Gebeyehu, ce train est considéré comme une étape majeure dans le développement économique de l’Ethiopie, car il permettra de résoudre les problèmes de transport auxquels fait face Addis Abeba, la « capitale de l’Afrique » qui abrite le siège de l’Union africaine (UA).
Les deux lignes de 34 km construites par l’entreprise chinoise, China Railway Engineering Corporation (CREC), d’une capacité de 60.0000 passagers par jour, doivent permettre de décongestionner la capitale éthiopienne dans laquelle les transports publics de ses 5 millions d’habitants étaient assurés par un parc automobile vieillissant. Pour l’heure, seule la première ligne, Nord-Sud, est ouverte au public. L’axe Est-Ouest débutera le mois prochain, assurent les autorités éthiopiennes. Le tramway d’Addis Abeba est présenté comme un projet phare de la stratégie de développement du gouvernement éthiopien qui multiplie les grands chantiers notamment les voies ferrés, les autoroutes et les barrages hydroélectriques.
Fortement subventionnés par l’Etat les tarifs des tickets sont fixés dans une fourchette allant de 2 à 6 Biir (0,08 à 0,25€), selon la distance. Les autorités éthiopiennes rassurent que le tramway sera épargné par les coupures d’électricité quotidiennes à Addis Abeba grâce à un système de ligne électrique dédiée et indépendante du réseau principal ». C’est ce qu’on peut lire dans la presse internationale sur les actualités en Ethiopie et fortement relayé par les réseaux sociaux. L’on ne peut que féliciter les autorités éthiopiennes pour ce grand pas vers le développement et cette volonté politique d’aller de l’avant. Mais ça nous fait quand même un petit pincement au cœur quand on pense au fait que les autres pays africains avancent pendant que Madagascar fait du sur place ou recule, c’est selon. Outre l’Ethiopie, le Rwanda et l’Angola par exemple, avancent extrêmement vite. Ils sont loin, très loin devant nous alors qu’ils ont eu une guerre civile qui à enregistré des milliers, pour ne pas dire des millions de morts. Peut être que la Grande Ile n’a pas eu sa révolution culturelle qu’elle se trouve toujours dans cette situation désolante ? Peut être qu’elle n’est pas tombée plus bas que terre, avec millions de morts d’hommes, à l’instar des pays africains actuellement développés, comme l’Afrique du Sud avec l’apartheid auparavant, pour que les politiciens prennent conscience des enjeux du développement et de l’intérêt de ses compatriotes ?
Actuellement, Madagascar se trouve toujours dans l’engrenage des calculs politiques au ras des pâquerettes, des calculs politiques pour des intérêts privés. Si l’on fait exprès de faire fi de la démocratie et de ses principes, et peu importe qui dirigera le pays, Vladimir Poutine ou Xi Ji Ping ou Kim Jung Un, l’ultime objectif est le développement de la Grande Il et ses habitants, nationaux ou étrangers : une population en bonne santé, sécurisée, éduquée et ayant le sens du savoir vivre et du respect mutuel, des autoroutes et des routes en bon état, des campagnes vertes, etc. Le point commun de ces Chefs d’Etat avec les Chefs d’Etat africains est qu’ils sont autoritaires, c’est-à-dire qu’ils manient l’art d’instaurer la discipline au sein de la population. Discipline que les Malgaches ont cruellement besoin pour enclencher ce développement qui se fait attendre.