Inflation galopante

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L’aspect économique et social de la vie à Madagascar continue à se dégrader. A peine ce mois de décembre entamé que le prix du carburant a une nouvelle fois augmenté. Une hausse qui vient alourdir les dépenses quotidiennes déjà pesantes des Malgaches, dont la majorité vit encore en dessous du seuil de la pauvreté. Par ailleurs, l’Ariary est constamment dévaluée face aux devises de référence comme le dollar ou l’euro.

Au cours de ces six derniers mois, la situation socio-économique à Madagascar s’est considérablement dégradée. L’inflation n’a cessé de s’accentuer. La hausse du prix du riz, du carburant, des légumes et des produits de première nécessité ainsi que la mise en circulation du nouveau billet de 20 000 Ariary illustrent cette triste réalité.

Cette situation suscite de nombreuses questions de l’opinion publique vu que le gouvernement, à de nombreuses reprises et par différents moyens, s’est engagé dans une démarche ayant pour but de maitriser cette inflation. Des mesures ont été prises pour maîtriser cette inflation selon les propos du Premier ministre. A cet effet, la quantité de riz importé a été revue à la hausse, la Banque centrale de Madagascar a également décider d’augmenter le taux directeur à 9.5%. Mais force est de constater que l’Etat a perdu le contrôle et qu’au lieu de songer à trouver des solutions efficaces et pérennes pour favoriser le redressement économique du pays, les dirigeants ont préféré opter pour des dispositions ponctuelles.

Face à une telle situation, de nombreux acteurs sociopolitiques, à l’exemple des enseignants-chercheurs et les étudiants de l’université d’Ankatso n’ont pas manqué de tirer la sonnette d’alarme pour tenter de faire réagir le pouvoir en place. Toutefois, les solutions apportées par le gouvernement n’ont abouti à ce jour à aucun résultat concret. L’inflation continue de miner la société malgache. Malgré cela, il semble que le pouvoir en place ne privilégie pas les intérêts de la nation. Il enchaîne ainsi les participations à des rencontres internationales, les collaborations avec des investisseurs étrangers et les adoptions de lois qui n’ont aucune incidence directe sur le quotidien de la population. Actuellement, tous attendent l’arrivée de l’avant projet de loi sur le code électoral au palais de Tsimbazaza. Un texte qui ouvrira peut-être une porte sur un espoir de changement et de progrès, à travers une élection présidentielle en 2018.

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